lundi 26 mars 2018

Carmen 

ce prénom de rebelle que promet l'opéra, 

Maria 

fait plutôt penser à la version Black qu'on voit dans les yeux d'Olivier, 

Vega 

se l'a joue moins star que le grunge-arrangé-capillo-tracté par une major.


Carmen Maria Vega,

une brune plus que piquante, une bouche rouge sanglante,
le verbe cinglant, l'accent gavroche,
une "inclassable".



J'ai découvert les décibels du gosier de la damoiselle, un dimanche couette,
un jour froid, où rien ne saurait vous faire lâcher les plumes ...
(l'amour, l'oiseau rebel ... prends garde à toi, tout ça tout ça...).

L'algo de Youtube m'a proposé une playlist ; un de ces mix qui sautent du rock trash au bleu à l'âme.
On ne le dira jamais assez les rockeurs ont le coeur Chamallow et l'inventeur de la playlist YouTube est un mec bien (peut-être même que c'est une fille) !

M'étais-je perdu en recherchant un vieux Mecano ?  Titre bien huilé des années 80 où les colombes ne s'arrêtaient pas en plein vol  ... (plumes plumes plumes) ? 
Dj Youtube figea un visuel pour que cède à la tentation. Et c'est ainsi que débute ma rencontre avec Carmen Maria Vega.


Intriguée, je clique  :


"J'ai tout aimé de toi" 






L'imagerie du clip a retenu mon attention, .... aimer qui l'on veut où l'on veut ... 
Importer l'homosexualité féminine au coeur d'une cité, un combat sourd dans des joggings bariolés. Finement porté en lumière par une chanson d'amour asexuée.  
Il ne fallait rien de moins pour aiguiser ma curiosité.

Alors j'ai suivi les recos de l'algo du tube et j'ai fait la connaissance de cette exubérante brune.

C'est qu'en plus d'avoir du coffre et elle en a sous le capot la Carmen ! 

Album éponyme en 2009, 


"La menteuse"





Elle enchaine en 2012 avec l'album "Du chaos naissent les étoiles",  
Un rien provocante dans le clip : "On s'en fout" 

Et comme elle est aussi comédienne elle figure à l'affiche du film : "Le Jour de la Grenouille"

Vient ensuite un spectacle autour de Boris Vian en collaboration avec Kim Giani : "Fais moi mal, Boris"


"Quand j'aurai du vent dans mon crâne"



Puis, elle sera l'incarnation de "Mistinguett, Reine des années folles" dans la comédie musicale de 2014 à 2016. 
(On peut dire que ça lui va comme un gant). 


 "Mon Homme"







Et le truculent ...

 "Con-vain_cu" 






Son nouvel album "Santa Maria" explore son identité. 
Sa recherche, sa quête personnelle d'enfant adoptée.
Album co-écrit avec un acolyte multi-instrumentiste : Kim Giani, qui l'accompagnait dans son aventure autour de Boris Vian. 

Kim Giani est enraciné dans la musique depuis sa plus tendre enfance, fils du batteur Patrick Giani qui entre autre accompagna Jacques Higelin et Louis Bertignac, il sort son premier album à 16 ans, où il joue d'une quinzaine d'instruments. (ça calme !)
La biographie de ce monsieur est tellement dense que je vous invite à consulter sa fiche Wiki : ICI, ou son blog : KIM.
En 2017 il sort son 32ème album (gargantuesque... non ?*)... sur son parcours on trouvera des collaborations avec Dionysos, Olivia Ruiz, Yuksek, ... et des projets solos comme "Banjo tape", ou  "Kim sings the blues". 


Dans la série les enfants de 

La maison vous propose :
Une cover de "Let's Dance" où la partenaire de Carmen Maria Vega n'est autre que la fille Ringer-Chichin : Simone Ringer. 
Une ressemblance physique, vocale et gestuelle avec Dame Rita des plus troublantes.






Pour prolonger la rencontre avec l'univers de CARMEN MARIA VEGA : ICI

Depuis quelques jours je tourne en boucle ce morceau, dernier clip en date extrait de "Santa Maria",  mis en images par Gauthier Dulion 



"Aigre doux"





On a tous des petites mélodies anonymes qui s'effacent dès qu'on croit trouver le premier couplet ...
On a tous la mémoire qui flanche ... 




Jeanne Moreau
"Fais moi mal Johnny"






* et Bim ! 



lundi 12 mars 2018

Full Métal Piano

Ça commence un peu comme une blague :

"C'est l'histoire d'un mec ...
qui fait des arrangements au piano
de morceaux de groupes de Métal"


Mais c'est pas que fun,
ça sent bon, l'amour et le talent ...

Hisokana Pianisuto



Lui à Londres,
Elle dans l'Oregon à Portland.
Pianiste de métier,
pour lui faire plaisir il ré-arrange ses titres préférés de Radiohead,
Lui est un fan absolu de Mike Patton,
Incollable de Mr Bungle à Fantômas.

Il poste ses petits arrangements pour sa petite amie,
sur Youtube sans prétention,
et s'étonne de voir le nombre de vues de ses vidéos augmenter.



Hisokana Pianisuto ?






Drôle de pseudo, qui pourrait se traduire du japonais par le "Pianiste secret", sous lequel on découvre un bel homme : John-Paul Gandy.




Pianiste, guitariste, compositeur, arrangeur, initié à la pratique musicale par ses parents dès ses 7 ans, il fera ses premières gammes sur ce qu'il qualifie d'un vieil orgue de la marque Philipps.

Un petit cousin de ce modèle sans doute : 





Après avoir étudié (et pas uniquement écouté), les compositions de Bach, Vivaldi, ... Il rencontre Bela Bartok, Prince et Charles Ives de concert. (#jeudemots).
Mais également, Frank Zappa, Captain Beefheart, ...

Ce choc des cultures musicales lui donnera l'envie de composer, et le clou sera enfoncé par sa découverte de John Zorn.  Une évidence ... (#blaguedefandeFNM)

La collaboration John Zorn / Mike Patton lui ouvre la voie vers Mr Bungle, Fantômas, Tomahawk, ...

John Zorn + Mike Patton 


C'est la version re-visitée de "The ballad Of Hank McCain" ....




Titre composé par Ennio Morricone, chanson extraite du film : "Machine Gun McCain" (1969 -"Les Intouchables" en VF), avec dans le rôle titre le charismatique John Cassavetes.

Les Collaborations de John Zorn et Mike Patton étant assez "expérimentales", ... la rédaction déconseille une écoute sans ouverture d'esprit auditive ...
L'auteur(e) de ce blog ayant été biberonnée au Jazz et choyée par un tonton guitariste de free-jazz reconnu, a les oreilles rodées, aux impros, aux solos, ...
En clair, c'est pas du binaire-linéaire académique, faut aimer la musique "élastique", les diversions de sons, les notes suspendues, et les harmoniques un peu tordues.

La Chaine YouTube Hisokana Pianisuto




Au fil de ses envois pour sa douce, John-Paul Gandy se prend au jeu des arrangements ...
On découvre une chaine riche de Covers de RadioHead, Dead Can Dance, Yan Tiersen, Yes, ...

Ces jolies prouesses offrent une écoute tout à fait "hygiénique" de titres qu'on pourrait qualifier de bien "gras" à qui n'aiment pas les gros sons et les voix de gorge d'ours des cavernes.


A la manière des régimes quelques  AVANT / APRES



Faith No More
 "Malpractrice "


APRES





AVANT

Faith No More,
extrait de l'album "Angel Dust",
l'unique titre de ce LP signé paroles et musique : Mike Patton (only). 






Mr Bungle
"Retrovertigo "


APRES





AVANT
Mister Bungle, analyse du morceau sur le blog : Inside Rock
1999 composé par Trevor Dunn.







The Dillinger Escape Plan
"43% Burnt" 


The Dillinger Escape Plan 
fait dans le très très ... lourd, gras, puissant, ... formé en 1977, ils mélangent expérimental, métal progressif (d'après Wiki ...),  c'est très très ... violent  jugez plutôt : 



AVANT 






APRES 















mercredi 7 mars 2018

G L O R I A ... Gloria

Une envie de ré-écouter, "Tainted Love" ...
Faire des bonds d'une version à l'autre, découvrir la version originale, et qui se cache derrière ce morceau.

1981
Le groupe Soft Cell agite les charts et les dance-floors avec sa version de "Tainted Love".
La mode étant aux Maxi 45 tours et aux versions "clubs",  le morceau sera donc agrémenté de quelques mesures de "Where did our love go",  morceau de The Supremes, composé par Diana Ross.

La cover dans la cover, rien ne se perd, tout se transforme ...


Si t'as 9 minutes, c'est la maison qui régale :




Mais pourquoi aller coller un morceau Motown au beau milieu de ce titre qui sent bon les couleurs fluo des années 80 ?







La réponse se trouve peut-être dans la toute première version de ce morceau ...
Composée par Ed Cobb de The Four Preps, la version originale de "Tainted Love" sort en 1965, en face B du Single de Gloria Jones  "My Bad Boy's Comin' Home",  le single n'entrera pas dans les charts, l'histoire aurait pu s'arrêter là ...



"Tainted Love "
Gloria Jones 






Ca sonne un peu comme la Motown, mais c'est pas la Motown ! 

Non c'est de la Northern Soul, une jolie étiquette pour désigner des morceaux récupérés des USA n'ayant pas fait leur preuve chez l'oncle Sam, et importés dans les clubs pour férus de Soul du nord de l'Angleterre à la fin des années 60.

C'est dans ce mouvement que "Tainted Love" refait une première percé, mais qui est Gloria Jones ? 


Gloria Jones
nom de code :
LaVerne WARE 


Gloria Jones musicienne, compositrice n'occupera que peu le devant de la scène, pourtant à y regarder de plus près, Miss Gloria Richetta Jones (de son vrai nom), a une carrière musicale pour le moins intéressante. 

A partir des années 1970,  sous le pseudonyme de LaVerne Ware (L.Ware, La Verne Ware ... ), elle compose et arrange des morceaux pour la Motown et d'autres sous labels "Soul", "Motwest", ... 


Jackson 5

"Christmas won't be the same"



 



Des morceaux interprétés par The Supremes, The Four Tops, Jermaine Jackson, et ... 
Eux aussi sujets à des covers bien des années plus tard : 


"If you were my woman",
 George Michael  






A partir de 1974, Gloria Jones est aux claviers et aux choeurs dans le groupe T. Rex. 


T. Rex
"New York City" 
(1975)



Elle est alors la compagne de Marc Bolan avec qui elle aura un fils. 
En 1977, alors qu'ils reviennent d'une tournée avec les punks de The Damned, elle perd le contrôle de leur voiture, l'accident sera fatal à Marc Bolan.  

En 1982, sort son dernier album solo "Reunited" et que trouve-t-on en track 4 Side 1 ? ... 

"Tainted Love" ! 


Cover vous avez dit Cover ? 


De 1975 à 2012 le titre n'a cessé de faire l'objet de nouvelles interprétations, et nous n'avons là qu'une liste de reprises référencées, ... 
Il y'a du bon et du beaucoup moins ..., des covers qui sentent la signature pour royalties.
Sous silence donc, les bestioles hard rock et les chanteuses semi nues dont les versions sont ... enfin ne devraient pas.

Cabinet de Curiosités : 

La version rockabilly : Dave Phillips & the Hot Rod Gang 

Ambiance "plus dark t'es dead" : Coil 



Garage Band dans le garden : Shade Apart
A la sauce Indus avec la Grosse voix : Deathline International 
La jolie Sharleen Spiteri de Texas en acoustique (pour le "don't touch me please" à 1.56)

Celle de Marylin Manson dents d'acier et oeil blanc offerts 




La Spanish version : La Union Falso Amor
Thomas Shumacher Tainted Schall ça sent la piste de danCe (et un peu la MDMA aussi)
Paul Young façon crooner Pento et Big Band  (pourquoi ?)

Keep going ...  avec 

ou comment finalement la cover de Marylin Manson est ... mignonne 
(tellement guturale... tellement riffs Hardos minutage :  2.40 .... que drôle ... et le "don't touch me please" tout à fait... inutile .... )





La rasta powa style : Grandmagneto 
Guitares-voix à la Django  The Lost Fingers 

Hannah Peel minimaliste et tellement pretty  : 





Et pour finir, cette rencontre avec Gloria Jones, 

Un petit Van Morrisson ça vous dit ? 

G  L  O  R  I  A
Gloria 






dimanche 25 février 2018

Rupture(s)


Napoléon XIV, 

"They're coming to take me away, ho, ho, hee, hee, ha, ha"


Remontons dans l'antique, à l'ère de l'argentique, avant le MP3 et le tout numérique, ça craque sous le poids du diamant, c'est de la galette single. 
Pour les juniors : c'est un disque microsillon, au format 45 tours. 
Soit 45 tours/minute distance parcourue par le diamant avant d'arriver au sticker central.
Le LP (Long Play) lui tournera à la vitesse de 33, ce qui est déjà plus lent que l'ancêtre 78 tours qui en plus de peser très lourd vous obligeaient à tourner mécaniquement et régulièrement la manivelle du Gramophone. 
Tout manquement de régularité se payait cash et votre version de 
pouvait commencer par la voix de Mickey Mouse et s'achever par celle du chanteur de Rammstein. 

Face A et Face B le 45 tours, offrait deux titres, voire quatre, deux par face.


Il s'écoutait sur un Teppaz, 





ou dans un mange-disque, dont on notera la belle esthétique, le joli design : 



ou en sirotant une grenadine accoudé au jukebox. 
(et là vous avez Eddy Mitchell dans la tête, ... c'est cadeau ! )

Pour information je ne vous écris pas du fond d'un bocal de formol ! Mais j'ai usé les disques yéyés de mes parents quand les élèves de ma classe biberonnaient du Chantal Goya, et autres vocaliseurs dits pour enfants. 
J'étais plus KilliWatch à jojo,  que "ce matin un lapin" ... J'y peux rien ! 


Mais revenons à Napoléon.

Sous ce pseudo se cache Jerry Samuel, qui débute sa carrière de chanteur en 1956 par un titre qui sent la Gomina et qui dégouline de love sucré (attention ça colle au papier !)


On imagine déjà les yeux de biche surlignés d'eye liner qu'il a emballé avec ce sirupeux "Puppy Love". Bref, un truc au poil pour lever de la donzelle. 
Après écoute, nous sommes d'accord pour dire que cela ne vaut pas la peine de se crêper le chignon ! 
------> Vous reprendrez bien un petit B'52'S ? (joke new wave-comptoir)

En 1964, c'est par la voix de Sammy Davis Jr. et le titre "The shelter of your arms" que Jerry Samuel envoie de la loving-glue dans le hit parade.

L'histoire ne dit pas comment, ni pourquoi on passe du gominé au type sous LSD, mais c'est en 1966 que Jerry  sous le pseudonyme de Napoléon XIV signe ce titre totalement déjanté : 


"They're coming to take me away, ho, ho, hee, hee, ha, ha"


Qualifiée de chanson comique c'est de la rupture amoureuse et de l'amour à la folie que la pitrerie s'inspire. 


"Remember when you ran away 
and I got on my knees and begged you not to leave 
because i'd go berserk ? 
Well, you left me anyhow and then the days got worse 
and worse and now you see i've gone completely out of my mind
And, they're coming to take me away, ha ha, ...."


#collector :  la face B du single sera gravée à l'envers, rendant quasiment inaudible le morceau.  
Petite folie qui aujourd'hui serait qualifiée de coup marketing. 
(34 réunions internes, 3 bench, 289 mails, 35 personnes en copie, 13 CM sur le pont, calcul du ROI, partenariats 360°, plan média,  ...)

Je vous laisse apprécier les petits craquements si caractéristiques aux galettes qui précédaient le morceau où l'accompagnaient : 






Dans l'antre de la folie, et de la débauche, une autre chanson de "Rupture".

Marylin Manson
(S)Aint.



Brian (Hugh Warner) fait dans le trash 
(where is Brian ? in the kitchen, ... english lesson, m'est d'avis qu'il n'y fait pas que des crêpes ! )
provocateur, exhib', 
un rien violent pour la rétine 
et les pavillons non amateurs de fusion. 

Le voilà qui règle ses comptes, tout dans la dentelle : 


"I've got an F and a C and i got a K too,
and the only thing missing is -  a bitch - like you"


Du Q, de la C, ce clip est classé X, et voici la version non censurée : 






"L'amour est une folie , mais quand elle est incurable, il faut céder, et je cède". 
George Sand




Aimer peut donc rendre fou,
...
aimer à la folie, 
être dingue de quelqu'un,
trouver quelqu'un qui partage la même folie que soi, 
faire des folies pour (ou avec) quelqu'un
... 


et quand vient le mot F I N  :


L'important c'est pas la chute mais l'atterrissage ! 



dimanche 21 janvier 2018

L'ardie tape de l'ardent TOM HARDY

Tom Hardy, .... ne me dîtes pas qu'en plus il fait bien la cuisine et qu'il est fidèle ...

Tom Hardy ou pourquoi j'ai mangé Mad Max : le remake.

Post midinette, peut-être ! Mais pas que !

Le dit Monsieur est natif de Hammersmith, comme ce sublime morceau de The Clash "White man in the hammersmith Palais", ça commence bien non ?

Il est de cette trempe d'acteurs qui osent la métamorphose

En Bronson, le triceps surchargé, la calvitie jumelée aux bacchantes
(OMG un clone de Thierry Mugler ! )





Sexy en diable l'oeil balafré dans Taboo





En Stuart (a life of blackwards) un rien malingre et psychotique




En beau gosse dédoublé qui sent le Pento dans Legend 




Sa filmographie débute avec Ridley Scott, excusez du peu, et a presque vingt ans de carrière, il semble que ce talentueux Monsieur ne soit pas encore reconnu à sa juste mesure par ses pairs. Nominé mais peu primé. 
En 2009, il remporte un prix estampillé Indépendant, en 2014 Locke lui offre le prix du meilleur acteur pour les critiques associés de LA ; et depuis presque une décennie il enchaine les Poulidoneries.
Je n'ai pas encore dévoré la trentaine de films où s'affichent son nom, mais je m'en vais m'enquérir de la série Peaky Blinders qui semble avoir bonne presse. Pour Mad Max, sachez qu'il est prévu au casting des opus 5 et 6, espérons que les grands méchants loups du Box Office ne fassent pas de cet acteur un bancable pour remakes à gros chèques.


Dans la série craquage à gonzesses : 


Il raconte des histoires et souhaite bonne nuit aux petits sur CBeedies ....
Comment vous dire Mr Tom, ... quand vous terminez par "Sweet dreams" j'ai envie de répondre ... "are made of this".

Il sauve des Staffies par le biais d'instagram et pour le côté Strange/Dark Side qu'on kiffe toutes, il garde la prothèse de hanche de son chien en souvenir, et a lâché le duo Alcool & Crack où il s'était perdu post ado.

Et là ... la toile s'affole depuis deux jours, Vice, Reddit, Noisey, tout le monde y va de son topo sur Tommy N°1 (pour la rime on dit Uno).

LE FLOW HARDY L'A AUSSI ! 


Eddie Too Tall, comparse des jeunes années de Tom dit TOMMY N°1,  ressort à point nommé une mixtape non finalisée.
Estampillée 1999,  "Falling on your arse" est du pur jus fin 90, du trip-hop aux samples jazzy.
Quelques repiquages du Parrain ... le cinéma n'est pas loin.
Et tout ce qui nous a fait tripper dans le trip-hop des Massive Attack et Tricky, les nappes groovy, les gimmick mielleux qui donnent à ta croupe l'envie de chalouper.
On apprendra que le producteur des Fugees n'était pas loin et que le rêve américain d'une tournée pourrait se profiler.
Il a beau (le bogosse) déclarer que son flow n'était qu'amateur, force est de constater que le level est bien supérieur à tous ces b.... qui scandent dans des vocodeurs.


Et on reste un peu sur son séant devant tant de talent !




ICI 

More : Là 





(Merci d'envoyer le Samu)

mercredi 3 janvier 2018

Rieuses sucreries





Il y a des idées qu'on aimerait bien piquer,
Piquantes, amusantes, acidulées, 
les détournements de Zericiphone sont de celles-là.

Célébrités un rien surranées, peintures à l'huile et tête couronnée. 
Borgne d'un oeuf au plat sucré, coiffes de trombones ou fashion pansement.



Ce compte est une petite sucrerie avec juste ce qu'il faut de piquant.










Au plat sous les dorures 




Avant la crise d'ado



Au bureau



Allez donc vous distraire les prunelles en cliquant ICI 


Passionné d'architecture, il fixe les instants depuis ses 8 ans, jouant du selfie et du reflet, détournant l'égo des miroitements de l'urbanisme. 
Un oeil qui compose en direct live à rendre jaloux les calques photoshop.


Le monsieur se dévoile davantage dans cet entretien :  ICI 





Bow Wow Wow
"I want candy"




lundi 11 décembre 2017

Je me souviens des instants précis où :
j'ai vu pour la première fois The Clash hurler sous la pluie "London Calling", avenue Georges V chez un disquaire.
J'étais dans un lit quand Olivier Cachin a diffusé en exclusivité le clip de Massive Attack dans Rapline.
Je me souviens de l'adieu brouillé de larmes au Père Lachaise quand j'ai entendu pour la première fois, Jeff Buckley chanter "Hallelujah".

Et je me souviens aussi de ma rencontre avec la musique et la voix d'Anna Kova.

Mes vocales idoles de jeunesse étaient Fitzgerald et Vaughan, elles côtoyaient les Hagen, Bush et Lovich.
Puis vint le mâle idol Patton, sans oublier les sucreries vieillottes du "King du Marcel à trous" allias Mister Jones.

C'est une Diva fantasque au prénom d'Ulrika, qui guida mes cordes pour que je donne de la voix.
Dans son studio sous les toits.
Une odeur de javel le jeudi, un escalier en bois tout de guinguois, où l'on croisait d'autres gosiers venus apprendre à respirer.

J'ai appris à apprécier La Callas autant que l'habileté des beugleurs de trash qui reprennent en voix claire après un cri primal. Car pour ce faire, il faut savoir dompter ce muscle magique.
N'en déplaise aux sceptiques, certains cris du Monsieur Manson sont pour moi plus affolants épidermiquement que les envolées de la Céline.
J'ai tenté le double mixte avec les Double Six. Puis grimpé le top des auditeurs avec une fièvre dansante avant la Ciccone, sous la houlette de métaleux urbains dont le punk se souvient.
Autant vous dire donc que la voix, ça me parle !

Ce soir là alors que j'allais retrouver ce qui me faisait office de pénates, dans mes oreilles en boucle, défilait "Pigment", un lp enlevé et distrayant, chargé sur la pomme en un instant.

Une évidence, un coup de foudre acoustique.
Alors que j'enjambais alertement le périphérique, j'ai laissé de côté la musique pour les lyrics. Après avoir offert à mon auditoire une version non censurée de "Big White Room" de Miss J, j'avais retrouvé le goût de chanter, celui du challenge de poser ma voix sur celle d'une artiste qui en a une grande dextérité.

Pour chanter juste, chanter haut, chanter en rythme, il faut avant tout gérer son air, respirer copieusement jusque dans le bas de son dos, à ce prix seulement les notes résonneront.
Et à ce moment précis de mon année passée j'avais un peu le souffle court, voire coupé.

Back to the future ...

Un an se passe sans que je me lasse de la musique de "Pigment",  j'ajoute à ma collection la collaboration avec Synapson, et trainant encore chez le disquaire virtuel je découvre "Pixels".
Rapide, énergique,  je clique. Et je décortique.
Au delà des mots qu'elle fait sonner d'une autre musicalité, donnant du fil à retordre à mon piteux anglais, il y a ce qui chante à mon oreille comme une suite logique à ce "Pigments" initiatique.

Trouver sa voie, et donner de la voix.

Si "Pigment" posait les bases de l'être soi :
"Believe" (in yourself), "All I got", ...

Et le joyeusement dansant "All in you" ,
"Pixels" enfonce le clou !

Une quête personnelle dont la belle éclos avec à l'évidence de ce qui fait tout le succès des développeurs personnels : Sois toi, c'est la seule façon de briller.
Se questionner sur être et avoir été, exploser, apprendre, se surprendre, se dorloter, se préserver, se révéler. Et si ça fait mal, au final ça fait du bien,
"Needed You", "Used me", "Worth it", ...

"Thank You" (tankya) pourrait être un ironique "fuckya" mais tout ce qui nous défait nous fait également, et nous apprend. Ce peut être une ode au pardon, ou une manière de faire taire ses démons, tourner le dos pour avancer, et de ses blessures ne pas faire une simple armure, mais un véritable champ de force comme dans ces jeux emplis de "Pixels"...



Anna Kova
"Thank You"






Merci Madame.